Biographie

parcours Claudine Denner

© Claudine Denner – Cliché Charlet Denner 2017

Je suis née à Sainte-Croix dans le Jura en Suisse. Après des études universitaires littéraires à Lausanne, j’arrive à Paris en 1978 à l’âge de 22 ans pour me former à l’art du mime au Conservatoire de Sylvia Montfort puis à l’art dramatique au Centre américain dirigé par Blanche Salant. Je deviens comédienne-mime. Je joue dans différents lieux parisiens comme le Théâtre des entrepreneurs, le Lucernaire… Ce parcours artistique a enrichi mon expression et ma créativité pour en faire une énergie de vie et de sens qui déterminera ultérieurement le choix de mes activités professionnelles. Vivre des arts du spectacle n’est pas aisé. Je commence alors à travailler en tant que formatrice dans le champ de l’insertion sociale et professionnelle. J’accompagne des publics variés, des hommes, des femmes, de toutes cultures, souvent en détresse, en rupture avec le monde du travail, en perte de confiance. Je monte des ateliers utilisant les outils d’entraînement de l’acteur pour les aider à développer l’affirmation de soi et dépasser les peurs d’aller à la rencontre de l’autre. En 1993 je passe mon diplôme de sophrologue à l’IERSP.

Deux ans plus tard je donne des cours de sophrologie dans le cadre du service culturel de la Ville de Meudon. Un vent de créativité, de bonne humeur et de sororité souffle sur l’un des groupes qui se retrouvera avec assiduité deux fois par semaine pendant plusieurs années, pour mon cours de sophrologie et le cours de peinture donnée par une des élèves. De mon côté j’aime la peinture et le collage que je pratique de façon personnelle depuis longtemps. C’est dans cette dynamique que plusieurs organismes de formation me proposent d’animer des ateliers de peinture créative dans le cadre institutionnel. A partir de 1996 j’anime des ateliers de sophrologie, d’art thérapie et de conte pour des institutions publiques accueillant des personnes en désinsertion, exclues du monde du travail. Je suis également consultante et coach en ressources humaines pour des cadres en difficulté. Ils se confrontent à un trop plein professionnel où l’obligation de réussite et d’excellence est la règle du jeu. Entre le monde du vide de ceux qui sont sans emploi et celui du trop plein de l’entreprise, toutes ces personnes que je côtoie questionnent leur souffrance et le sens de leur existence.

En 2005 j’installe mon activité de sophrologue en Eure et Loir. Je travaille au sein d’un cabinet médical, en association avec des médecins, un biologiste, des kinés, des infirmières. Je fais partie d’une association qui travaille sur la douleur. Des réunions d’échanges de pratiques construisent notre complémentarité et notre synergie. Je porte un vif intérêt à ce que je fais, mais je laisse aussi une partie de ma propre créativité en jachère dans la campagne beauceronne. En accompagnant toutes ces personnes en quête d’elles-mêmes, j’avais peut-être la suffisance de penser que la longueur d’avance qui me séparait d’elles, me mettait en sécurité, bien à l’abri de graves soucis de santé. Je me trompais largement. J’oubliais que la vie est changeante et que rien n’est acquis une fois pour toutes. En 2014, j’apprends que j’ai cette maladie grave. Un raz de marée qui jette par dessus bord ma vie professionnelle et sociale tout en menaçant ma vie personnelle. Cette épreuve me fait muer de toutes mes peaux identitaires, une remise en question profonde. Créer me remet en phase avec un élan vital qui vient du plus profond de mon corps. Peindre et me laisser aller aux forces de la vie qui se déploient, sans questionner, sans penser, sans chercher, sans vouloir, juste laisser advenir ce qui doit être.

L’épreuve de la maladie a progressivement donné une place nouvelle et essentielle à la peinture et à la médiation dansée dans un nouveau processus thérapeutique. Partant des potentiels et des ressources des uns et des autres dans leurs passages de vie et leurs enjeux professionnels, j’accompagne la personne, les groupes, les entreprises, les institutions dans leurs difficultés et leurs défis.

Témoigner aujourd’hui de ce processus de création et de guérison en marche s’est  inscrit dans ma vie
à travers l’exposition itinérante peindre, aimer, guérir.
Accompagner en intégrant cette expérience et ces processus s’est ensuite déclaré comme un renouvellement de ma pratique thérapeutique.

Formation

la personne, les groupes, les institutions

© Claudine Denner – Cliché Charlet Denner 2016

Sophrologie sociale

> Professeur à l’Institut Européen de Recherche en Sophrologie et Psychothérapie (1995 – 2005 )

Formation initiale

> Études supérieures de lettres modernes français/anglais (Université de Lausanne – Suisse)

> First Certificate – Cambridge 1976

> Conservatoire des arts du mime de Paris (1979 – 1981).

> Formation de danse classique et contemporaine (1966 – 1979) :
sous la direction de Mireille Faiseaux à l’Espace Studio de Lausanne.

> Atelier International de Théâtre de paris – Centre américain (1982-1984).

 

Formation continue

> Formation de Sophrologue : Institut de Sophrologie (1991 – 1993)

> Certificat de sophrothérapeute, Institut Européen de Recherche en Sophrologie et Psychothérapie (1991-1994).

> Formation au psychodrame, Université Paris VII (1990 – 1992).

> Formation “ Cycle histoire de vie en groupe ” : Théorie et méthodes – Vincent de Gaulejac, Itinerrances,(1996-1997).

> Formation de praticienne gestuelle de la Tehima (2013 à 2017)

Contributions

congrès de la Société Française de Sophrologie

Retrouvez les quatre ouvrages publiés aux Editions de l’Harmattan

http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=18529

CONG SFS 1998

La sophrologie face aux difficultés de la vie

Article : Sophrologie et formation – les paradoxes du plein et du vide

CONG SFS 2000

L’Hystérie dans tous ses états

Article : La sophrologie sociale aux prises avec l’hystérie productive

CONG SFS 2002

Violence : la sophrologie interpellée dans ses fondements

Article : Sophrologie : stimulant ou tranquillisant social ?

CONGRES SFS 2003

Le pouvoir des images en Sophrologie

Article : Imagin’Action, Le pouvoir moteur des images